Qui je suis
Je M'appelle Julien Peirano, je suis scénariste, réalisateur et producteur indépendant.
Autodidacte, j’ai commencé mon parcours en 2020 avec The Last Page, mon premier long métrage, qui fut à la fois ma première expérience de tournage et une immersion totale dans la fabrication d’un film. Cette première aventure m’a permis de toucher à tous les postes techniques : caméra, lumière, mise en scène, machinerie et montage.
Depuis, j’ai réalisé plusieurs courts et moyens métrages dans lesquels j’explore un cinéma sombre, souvent centré sur les troubles intérieurs et les fractures humaines. Mes films s’inscrivent généralement dans un registre mêlant drame, thriller et poésie tragique.
Mon travail repose sur une recherche constante d’atmosphère, de tension et d’émotion. Chaque projet est pour moi l’occasion d’explorer les zones fragiles de mes personnages et de raconter des histoires où l’humain est confronté à ses propres limites.
Mon travail est nourri par une obsession pour les détails, une fascination pour les failles humaines et un goût prononcé pour l’atmosphère.
Raconter une histoire ne me suffit pas : je veux que le spectateur la ressente, l’habite, la traverse.
Production Artistique
En parallèle de mon travail de réalisation, j’accompagne également d’autres projets dans leur développement artistique.
J’interviens notamment sur l’étude de scénarios, les retours de lecture et l’aide à la réécriture. J’accompagne les réalisateurs et les équipes dans la création de dossiers artistiques et dans la préparation visuelle des films.
Mon travail peut inclure la création de storyboards, de moodboards, de concepts visuels et de découpages techniques. J’interviens également sur les aspects de direction artistique, que ce soit dans la conception des décors ou dans le suivi artistique sur le plateau.
La préparation visuelle est pour moi une étape essentielle du processus de création. Elle permet d’anticiper la mise en scène et d’assurer une cohérence artistique forte dès les premières étapes du projet.
Réalisation
J’aime prendre mon temps.
Ma mise en scène privilégie les plans lents, souvent aériens, qui laissent l’atmosphère s’installer et permettent au spectateur d’entrer progressivement dans l’univers du film.
Je travaille beaucoup sur la composition du cadre, avec un goût marqué pour le format cinémascope et l’esthétique anamorphique. Les visages occupent souvent une place centrale dans mes images : ils sont le terrain où se jouent les émotions les plus profondes.
Le silence est un élément essentiel de mon cinéma. Il permet aux regards, aux gestes et aux non-dits d’exister pleinement à l’écran.
Je conçois la mise en scène dès l’écriture du scénario. Le découpage et la construction visuelle du film naissent directement du texte et de l’émotion recherchée. J’aime penser mes films comme des contes modernes : des histoires souvent tragiques ou violentes, mais racontées avec une forme de poésie visuelle.
Scénariste
L’écriture est le point de départ de tous mes projets.
Je conçois mes films comme des récits profondément liés à l’état intérieur de leurs personnages. Avant même de penser à la mise en scène, je cherche à comprendre ce qui les habite : leurs peurs, leurs regrets, leurs contradictions.
Mes histoires naissent souvent d’une situation simple qui va progressivement révéler une tension plus profonde. J’aime construire des récits où la psychologie des personnages prend le pas sur l’action, où les conflits internes deviennent le véritable moteur dramatique.
L’écriture est également le moment où la mise en scène commence à apparaître. Je visualise déjà les espaces, les silences, les regards et la manière dont les scènes vont se déployer à l’écran. Le découpage visuel et l’émotion de la scène sont déjà présents dès cette étape.
Mes récits oscillent souvent entre drame, thriller et tragédie intime. Les personnages sont confrontés à des situations qui les poussent dans leurs retranchements et révèlent ce qu’ils ont de plus fragile, mais aussi de plus dangereux.
À travers mes scénarios, je cherche avant tout à raconter des histoires humaines, parfois sombres, mais toujours traversées par une forme de poésie.
Directeur de la Photographie
La direction de la photographie occupe une place centrale dans mon travail de cinéaste. Lorsque je réalise un film, je conçois presque toujours l’image en même temps que la mise en scène. La lumière, la composition et la couleur participent directement à la narration.
Je travaille souvent avec des éclairages contrastés, proches du clair-obscur. J’aime que la lumière sculpte les visages et révèle les émotions plutôt que d’éclairer uniformément une scène. Les sources lumineuses sont souvent latérales ou arrière, afin de créer de la profondeur et d’accentuer la dimension dramatique du cadre.
La couleur est également un élément essentiel de mon approche. J’utilise fréquemment des palettes restreintes qui participent à l’atmosphère du film : des teintes chaudes pour les moments d’intimité ou de nostalgie, des dominantes froides ou verdâtres pour renforcer le malaise ou l’étrangeté.
Le cadre est pensé de manière graphique. J’ai une affinité particulière avec le format cinémascope qui me permet de travailler la composition et les lignes du décor. Les personnages sont souvent isolés dans l’espace ou encadrés par l’architecture, ce qui renforce leur état émotionnel.
Mes images cherchent avant tout à créer une sensation. Une atmosphère qui accompagne le spectateur et qui prolonge le regard du réalisateur sur ses personnages.
Making Of
Le tournage est pour moi un moment d’énergie collective.
Je travaille avec une équipe organisée mais instinctive, où chacun peut apporter ses idées et sa sensibilité.
J’aime diriger les plateaux avec dynamisme tout en laissant une certaine liberté aux acteurs et aux techniciens pour explorer les possibilités de la scène.
Je propose également mes services pour l’encadrement et la réalisation de making-of sur d’autres projets. Ces documents permettent de capturer l’énergie d’un tournage, de montrer le travail des équipes et de garder une trace précieuse du processus de création.
Mon Univers
Mes films explorent presque toujours les conflits intérieurs de mes personnages.
Ils portent en eux une fracture, une culpabilité ou un doute qui les accompagne dès le début du récit.
Je m’intéresse particulièrement aux moments où un individu se retrouve confronté à ses propres limites, lorsque les émotions deviennent trop fortes pour être contenues. Ces situations révèlent ce que l’être humain peut avoir de plus fragile, mais aussi de plus dangereux.
À travers mes films, je ne cherche pas à provoquer gratuitement, mais plutôt à bousculer le spectateur. Le malaise, l’empathie, la réflexion et parfois même la poésie se mêlent pour créer une expérience émotionnelle forte.
SIGNATURE VISUELLE
Au fil de mes films, une signature visuelle s’est imposée naturellement.
Je recherche avant tout une image expressive, capable de transmettre une émotion avant même que les personnages ne parlent.
Mes cadres privilégient souvent les visages et les corps dans des compositions serrées, afin de plonger le spectateur au plus près des personnages. Cette proximité crée une tension intime, presque inconfortable, qui permet de ressentir leurs émotions de manière directe.
J’accorde également une grande importance à l’espace autour des personnages. Les décors deviennent des éléments de mise en scène à part entière. Ils peuvent enfermer, isoler ou au contraire révéler un personnage dans le cadre.
Le format cinémascope occupe une place importante dans mon travail. Il me permet de composer des images graphiques, où les lignes, les volumes et la profondeur participent à la narration.
Mon objectif n’est jamais simplement de faire une « belle image », mais de créer une image qui raconte quelque chose, qui prolonge l’état intérieur du personnage.
RAPPORT À LA LUMIÈRE
La lumière est l’un des outils narratifs les plus puissants du cinéma.
Je privilégie souvent une approche contrastée, proche du clair-obscur. La lumière ne sert pas seulement à éclairer l’action, mais à sculpter les visages et à créer une atmosphère.
J’aime travailler avec des sources lumineuses naturelles ou semi-naturelles : fenêtres, lampes domestiques, éclairages urbains. Ces sources permettent de donner à l’image une sensation de réalisme tout en conservant une esthétique cinématographique forte.
Les contrastes entre ombre et lumière participent à la psychologie des personnages. Une partie du visage peut rester dans l’ombre, un regard peut émerger d’un clair-obscur, un décor peut disparaître dans la pénombre.
La couleur joue également un rôle essentiel dans mon travail de lumière. J’utilise souvent des palettes chromatiques limitées afin de créer une atmosphère cohérente :
teintes chaudes pour les souvenirs ou l’intimité, dominantes froides ou verdâtres pour les moments de tension ou de malaise.
Chaque choix de lumière cherche à traduire un état émotionnel.
CONSTRUCTION DU CADRE
La construction du cadre est au cœur de ma mise en scène.
J’ai une approche très graphique de la composition. Les lignes du décor, les cadres dans le cadre (portes, fenêtres, miroirs), et la profondeur de champ sont autant d’éléments qui structurent mes images.
Le cadre devient un outil dramatique. Il peut enfermer un personnage, le séparer des autres ou au contraire révéler sa solitude dans l’espace.
J’aime travailler avec des plans relativement longs, qui laissent respirer la scène et permettent au spectateur d’observer les personnages évoluer dans le cadre.
Le mouvement de caméra est utilisé avec parcimonie. Lorsqu’il intervient, il accompagne souvent une émotion ou un basculement dans la scène.
Cette approche me permet de raconter mes films de manière très visuelle. Le spectateur n’est pas seulement guidé par les dialogues, mais aussi par l’image elle-même.